Troisième quart de siècle : la Chorale malgré tout

1975 L’effectif des chanteurs diminue. Pour la première fois, l’idée d’un chœur mixte est lancée… Mais cette proposition est loin de faire l’unanimité. Un gros effort de renouvellement du répertoire devrait permettre d’intéresser de nouveaux chanteurs.

1976 La foire de Tramelan reprend de l’ampleur et, à l’instar de nombreuses sociétés du village, la Chorale y participe en tenant un bar devant le bâtiment du Cercle Ouvrier.

1977 L’effectif des chanteurs a quelque peu augmenté mais en revanche, la participation du public aux concerts annuels se réduit comme peau de chagrin… La société participe à la Fête Fédérale des Chorales Ouvrières le 4 juin, à Lucerne. Mention « Très Bien ».

1978 La Chorale s’associe aux festivités du 800 e anniversaire de Tramelan en présentant un char lors du cortège du 18 juin. Le 10 septembre, un grand pique-nique organisé par la société réunit des centaines de chanteurs des arrondissements I et II de la Fédération Suisse des Chorales Ouvrières, à la Poudrière.

1980 Participation à la Fête des Chorales du 2e arrondissement à Langenthal.

1981 Toutes les Chorales Ouvrières de Suisse sont invitées à un gigantesque pique-nique à la Poudrière. Le dimanche 6 septembre, plus de 1000 participants fraternisent sur les pâturages des Reussilles. Un appréciable bénéfice permet de renflouer la caisse de la société qui n’était pas au mieux.

1982 Le 23 septembre, gros émoi parmi la population et les sociétés de Tramelan : la halle des Fêtes est en feu. Le bâtiment, propriété de l’UST (Union des Sociétés de Tramelan) est entièrement anéanti. Après 23 ans de fidélité, M. Frédéric Mojon, dévoué directeur, abandonne son poste pour cause de départ pour l’Autriche. M. Hans Stork lui succède. C’est vraiment l’année des mutations pour la Chorale Ouvrière puisque, après 25 ans de présidence, M. Nicolas Schild cède les rennes à M. Martial Miche.

1983 Participation à la Fête fédérale des Chorales Ouvrières à Olten.

1985 L’effectif des chanteurs est en constante diminution, les soirées de la Chorale de moins en moins fréquentées.

1986 Lors du concert annuel du 5 avril, pour la première fois depuis de longues années, des membres de la société se remettent à jouer du théâtre. Et le public répond positivement à cette initiative. La Chorale est invitée à se produire à Genève, à l’occasion d’une grande manifestation du 1er mai. Les 21 et 22 juin, Tramelan a l’honneur d’accueillir la fête des Chorales Ouvrières des arrondissements 1 et 2. Des centaines de chanteurs se produisent dans divers locaux. Une grande soirée, le samedi, et un banquet le dimanche, réunissent les participants et un nombreux public dans la toute nouvelle patinoire couverte.

1988 L’effectif des chanteurs est de plus en plus restreint, mais, malgré tout, la société participe cette année à la Fête fédérale de la fédération suisse des Chorales Ouvrières à Zürich. Triste constatations, elle est la dernière chorale romande de la FSCO. La société du Cercle Ouvrier, dont la Chorale est membre, connaît de sérieux problèmes financiers. Le 7 décembre, on inaugure la nouvelle salle de la Marelle. Un magnifique spectacle auquel participe la Chorale, réunit à cette occasion presque toutes les sociétés locales.

1990 Grâce surtout aux vaudevilles interprétés par des membres de la société et quelques-unes de leurs épouses ou amies, les concerts annuels ont de plus en plus de succès. Cependant, on peine beaucoup à recruter de nouveaux chanteurs… Afin de diversifier ses activités, la Chorale organise un concert et invite le chanteur français Romain Didier à la Marelle. Un récital d’une qualité extraordinaire, mais un public trop rare… Malgré les tentatives désespérées d’un comité ad hoc pour assainir la situation financière de la société du Cercle Ouvrier, force est de constater l’échec. La trop lourde dette, la difficulté à trouver une gérance compétente et le pourrissement de la conjoncture immobilière de l’époque, ont raison de l’opiniâtreté des membres de ce comité. Le bâtiment du Cercle Ouvrier est vendu et la Chorale « déménage » au restaurant du Régional.

1992 Trop isolée en tant que seule société romande, la Chorale démissionne de la FSCO (Fédération Suisse des Chorales Ouvrières). Mais soucieuse tout de même d’être en contact avec d’autres sociétés de chant, elle participera désormais aux Fêtes organisées par l’UCJ (Union des Chanteurs Jurassiens) et aux festivals des chœurs du Bas-Vallon. 28 juin, première participation à une fête de l’UCJ à Porrentruy.

1993 Lors de leur soirée annuelle du 27 mars, les choraliens se présentent tous dans une nouvelle tenue : une chemise bleu pâle et une cravate bleu foncé, en cuir… quelle allure !

1994 La Chorale se porte mieux. L’effectif des membres est en augmentation, plusieurs jeunes chanteurs ayant rejoint la société. Les concerts annuels continuent de faire salle comble et l’ambiance est au beau fixe. Un problème cependant : la direction! En effet, le jeune directeur engagé à la fin de l’année 1992 abandonne déjà la société en septembre 1993… le président Michel Favre assume l’intérim et comme, malgré de nombreuses recherches, la société ne trouve pas de remplaçant, il quitte la présidence pour occuper le poste de directeur. M. Roger Droz accepte quant à lui de devenir le nouveau président.

1995 Les activités de la société ne cessent de croître, comme l’effectif des chanteurs. Un comité se met au travail pour préparer les festivités du 75e anniversaire de la société. M. Ivan Gagnebin en accepte la présidence.

1996 Grand succès de la soirée annuelle, comme toujours en bonne partie, grâce au groupe théâtral. La Chorale participe à la fête des chanteurs de l’UCJ à Bienne le 16 juin 1996. Même si leur prestation n’est pas des meilleures, les participants en gardent un excellent souvenir. Autre fait à noter, cette année-là, l’effectif de trente chanteurs est à nouveau atteint. Dire qu’il y a quelques années on avait réuni une assemblée pour envisager la dissolution de la société… Expérience intéressante en novembre, quand une équipe de la Télévision Suisse Romande vient filmer une répétition. Destiné à une émission « Viva » intitulée « Qu’elle était belle ma fabrique », ce tournage restera un bon souvenir, d’autant plus qu’au début de l’année 1997, l’émission est largement diffusée sur différentes chaînes de TV. Et la Chorale y fait bonne figure.

1997 C’est avec beaucoup d’optimisme et de foi en l’avenir que les Choraliens s’apprêtent à passer le cap des 75 ans d’existence de leur société. Et le Comité d’Organisation qui travaille depuis plus d’une année à la commémoration de cet événement, souhaite qu’un public nombreux accoure aux diverses manifestations prévues à cette occasion et en garde un impérissable souvenir.

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